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Poèmes du Coeur
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POEMES DU COEUR


Le temps fait oublier les douleurs, éteint les vengeances, apaise
la colère et
étouffe la haine ; alors le passé est comme s'il n'eût jamais existé
Avicenne
(Ibn Sina)


"Faisons bien les honneurs
au moins de notre esprit"
Molière




"Le passé, l'avenir, ces deux moitiés de vie dont l'une dit jamais et l'autre
dit toujours."
Alphonse de Lamartine


"L'étude du beau est un duel où l'artiste crie de frayeur avant
d'être
vaincu."
Charles Baudelaire

"Naît-on deux fois ? Oui. La première
fois, le jour où l'on naît à la vie ; la seconde fois, le jour où l'on naît à l'amour"
Victor Hugo
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"L'oeil. En lui, il y a
l'âme, il y a l'homme qui pense, l'homme qui aime, l'homme qui rit, l'homme qui souffre !"
Guy de Maupassant


"C'est de la connaissance seule de la vérité que pourra naître
un état social meilleur"
Emile Zola


Rien ne s’est fait de grand qui ne soit une espérance exagérée
Jules Verne
Poèmes du Coeur
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L’ombre d’un ami
J’ai pioché dans mes souvenirs
Avec une nostalgie qui tremble
Cette amitié de joie et de délire
Dont l’âme était restée humble
Sur le rivage de mon quotidien
Où la vague de stress échouait
Tu étais ce tendre ange gardien
Qui me secourait par sa bouée
Je me confessais à toi toujours
Car tu étais un imam et un maître
Dont les conseils et les discours
Soulageait tendrement mon être
Parfois on se moquait du destin
On se plaignait de son injustice
Depuis qu’il a volé de nos sapins
Nos rêves qui ornaient sa matrice
On a écrit de belles anecdotes
Remplies d’humour et de colère
Dont les héros étaient nos potes
Ou de vieux collègues de galère
Combien ton soutien me manque
Quand règne sur moi la solitude
Ton souvenir reste cette planque
Où je me réfugie de l’inquiétude
Ali
Je signe ce poème en hommage à mon cher collègue de travail et ami des jours de l’ancien temps, mon très cher
Ammouze. Là où je vie maintenant, c’est vraiment très rare de trouver la même ambiance qui nous unissait.
Ta présence me manque certainement et ton humour aussi. Merci pour toute ta générosité mon ami.

Mirage de l’Eldorado
Ils affluent de contrées très pauvres
D’Afrique et même d’Amérique latine
Parfois seuls avec rien dans le ventre
Obstinés à ne plus goûter à la famine
Tu vois leurs silhouettes tôt le matin
Polies par les séquelles de la misère
A l’affut du minable morceau de pain
Gagné avec un deal de sueur amère
Souvent soumis aux travaux forcés
Traités comme les chiens des mines
Avec leurs traditions ils ont divorcé
Et logent dans des boîtes de sardine
Ils comptent leurs sous chaque mois
Prennent d’assaut toutes les brocantes
Leur visage marque toujours un émoi
Rempli de cette nostalgie incessante
Ils assurent promptement la succession
Avec un enfant dans ce pays emblème
Où l’expulsion devient une malédiction
Si la carte de séjour mute en problème
De la récupération, ils font des cadeaux
Pour impressionner ceux restés au bled
On dirait qu’’ils habitent des châteaux
Mais la réalité reflète une poupée laide
Certains trainent dans les parcs publics
Nichent avec les pigeons du voisinage
Pour conter le passé pourtant sadique
Parfois Interrompu par du commérage
Des femmes de couleur un peu banales
Affublées de perruques bien amusantes
Imitent leurs congénères occidentales
Qui ne les trouvent pas séduisantes
Je suis triste pour ces esprits fossiles
Qui espèrent tout au long des jours
Comme des rats sans projets utiles
Face à un Eldorado grossier et sourd
Ali
Pour écrire ce poème je me suis inspiré de mes observations depuis mon arrivée en France. Que ça soit dans les bus, les marchés, l'actualité.. le schéma est presque le même. Un bilan
triste d'une situation déplorable des immigrés, une situation complexe et triste.. Les valeurs de la république beaucoup veulent bien y croire mais la réalité de la vie dans cette république
cache un autre visage aux immigrés un peu trop optimistes.

Entre Parenthèses
Je me suis transformé en larve médiocre
Dans la sombre vallée qu’est l’existence
Mon inspiration a tari de toute son encre
Rien ne pourra plus alléger ma sentence
Puis-je restaurer le mur de ma déprime
Quand la lumière refuse de m’héberger
L’ambition, l’envie sont elles des crimes
Si je me suis lentement laissé égorger
Le sang coule pour nourrir ma tristesse
Je ne maîtrise plus rien, tout est brume
Même mon cœur a perdu sa souplesse
Mon maigre rayon de joie se consume
Mon âme n’a plus d’ombre ni de reflet
Face à mon destin qui a pris des rides
Pourtant, pour mon amour j’ai excellé
Et traversé des déserts parfois arides
Perméable, j’oscille entre mes échecs
Tout en avançant, je recule en arrière
Mon bonheur n’a plus d’hypothèques
Il me reste peut être quelques prières
J’ai peur de cette nuit qui m’enchaine
Dans une chambre à gaz sans issue
Combien je voudrais cacher ma peine
Mais mon espoir en larmes m’a déçu
Ali
Après une longue rupture, je sors de mon silence avec ce poème un peu triste, je suis désolé, peut être que le chagrin est une forte source d’inspiration même s’il ne reflète pas la face joyeuse que les gens aiment voir le plus… Mais la réalité n’est que rarement rose mais souvent morose.
"Chaque jour qui
s'évanouit dans la mémoire du temps devient un souvenir qui va se dégrader lentement au fond de nous comme une fumée de cigarette jusqu'à devenir prisonnier des oubliettes de notre
subconscient. Si on ne parvient pas à lui trouver un moyen pour l'éterniser dans nos esprits et le faire ainsi évader de sa
prison, ce souvenir porteur de tristesse ou de bonheur restera toujours ignoré dans les pénombres de l'oubli." Ali
Ma Participation
Ma Passion
Mon Idiologie
Mes chanteurs
préférés
Tracy Chapman
Bob Marley

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