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Mirage de l’Eldorado
Ils affluent de contrées très pauvres
D’Afrique et même d’Amérique latine
Parfois seuls avec rien dans le ventre
Obstinés à ne plus goûter à la famine
Tu vois leurs silhouettes tôt le matin
Polies par les séquelles de la misère
A l’affut du minable morceau de pain
Gagné avec un deal de sueur amère
Souvent soumis aux travaux forcés
Traités comme les chiens des mines
Avec leurs traditions ils ont divorcé
Et logent dans des boîtes de sardine
Ils comptent leurs sous chaque mois
Prennent d’assaut toutes les brocantes
Leur visage marque toujours un émoi
Rempli de cette nostalgie incessante
Ils assurent promptement la succession
Avec un enfant dans ce pays emblème
Où l’expulsion devient une malédiction
Si la carte de séjour mute en problème
De la récupération, ils font des cadeaux
Pour impressionner ceux restés au bled
On dirait qu’’ils habitent des châteaux
Mais la réalité reflète une poupée laide
Certains trainent dans les parcs publics
Nichent avec les pigeons du voisinage
Pour conter le passé pourtant sadique
Parfois Interrompu par du commérage
Des femmes de couleur un peu banales
Affublées de perruques bien amusantes
Imitent leurs congénères occidentales
Qui ne les trouvent pas séduisantes
Je suis triste pour ces esprits fossiles
Qui espèrent tout au long des jours
Comme des rats sans projets utiles
Face à un Eldorado grossier et sourd
Ali
Pour écrire ce poème je me suis inspiré de mes observations depuis mon arrivée en France. Que ça soit dans les bus, les marchés, l'actualité.. le schéma est presque le même. Un bilan
triste d'une situation déplorable des immigrés, une situation complexe et triste.. Les valeurs de la république beaucoup veulent bien y croire mais la réalité de la vie dans cette république
cache un autre visage aux immigrés un peu trop optimistes.
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