Saison de colère
Quand l’azimut lointain se noircit
Que la lumière du ciel s’obscurcit
Que la vie du beau jour se rétrécit
Devant la nuit noire et sans merci
C’est que l’été a plié ses bagages
Pour réchauffer d’autres rivages
Que le soleil va changer de tenue
Qu’une autre saison est au menu
Quand boude le visage des cieux
Par des nuages sombres et furieux
L’orage hurle fort, rugit et gronde
Raisonnant sur des lieux à la ronde
Annonçant par ces bruits féroces
Un temps dure et un climat atroce
Très mécontents et sur leurs nerfs
Près à éclater de luisants tonnerres
Et pleurer des pluies diluviennes
Qui menaceront toute vie humaine
Provoquant incendies et inondations
Les fidèles alliés des précipitations
Quand la main du froid s’en mêle
La pluie se transforme en grêles
Et pour combler tous ces manèges
Le ciel pourra enfanter de la neige
Et vêtir de blanc la faune et la flore
Les lacs, les maisons et les ports
Les cyclones épissées de foudre
Comme des machines à coudre
Dessinent de nouveaux paysages
Pleins de destruction et de ravages
Il faut alors attendre une autre ère
Pour guérir les blessures de l’hiver
Ali EL BOUKHARI
2ème semestre 2005